Tunis, le 8 janvier 2009
Monsieur le Ministre,
La communauté française en Tunisie s’inquiète des conséquences de l’application de la Révision Générale des Politiques Publiques qui se traduit par la suppression de services publics de proximité dans notre Consulat.
Le service Emploi a été supprimé et le nombre d’agents du service de l’immatriculation a diminué alors que la population française de Tunisie est en augmentation.
Depuis le 1er septembre 2009, les transcriptions d’actes d’état civil tels que naissances, mariages, décès ne sont plus traitées localement.
Outre le fait que ces services étaient d’une utilité incontestable et permettaient à nos concitoyens de régler leur situation administrative d’une manière simple et rapide, pour beaucoup d’entre eux, ils constituaient un lien indéfectible qui les reliait à la France et symbolisait le fait que la France se préoccupait d’eux et les considérait comme des citoyens à part entière, en dépit de la distance qui les sépare de la métropole.
Monsieur le Ministre, nous vous faisons parvenir une pétition qui a recueilli la signature de plus de mille de nos compatriotes qui refusent de voir disparaitre leurs services de proximité et notamment le service de l’Etat civil.
Monsieur le Ministre, nous vous sollicitons pour qu’une évaluation soit menée afin de mesurer les impacts réels de cette décision et vous interpellons afin que ces suppressions ne se poursuivent pas.
En vous remerciant de la bienveillance avec laquelle vous examinerez nos interrogations et répondrez à nos préoccupations, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de notre haute considération.
Gloria GIOL Nadia BECHRAOUI
Présidente Vice-présidente
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